Frédéric Henry éleveur d’alpagas

Le Samedi 22 octobre 2018, nous sommes allés découvrir avec Edouard Le Men, ami et photographe pour YACANA, l’élevage d’alpagas appelé “Elevage du Fontenelle” qui se situe au nord de Paris, à Noisy sur Oise.

Afin de travailler sur les visuels de YACANA et compléter le stock de photos prises au cours de mes différents voyages et séjours en Amérique-Latine, mais aussi d’en apprendre davantage sur cet animal si particulier, nous avons contacté l’éleveur, Frédéric Henry. C’est avec une grande gentillesse qu’il nous a ouvert les portes de son élevage, un élevage spécialisé dans l’alpaga noir ébène, internationalement reconnu pour la qualité de ses animaux, et régulièrement recommandé pour la grande docilité de ses protégés.

Des aventures comme celle de YACANA ont le privilège de vous faire pousser des portes, parfois d’endroits insolites, et rencontrer des personnes passionnantes, avec un sens de l’accueil et du partage qui réchauffent le cœur le temps de quelques heures. C’est ce que nous avons vécu lorsque nous avons poussé la grille de l’élevage de Frédéric Henry.

Si à ce stade vous vous demandez ce que peut bien être un alpaga, je vous invite à lire nos deux articles précédents « l’Alpaga, le Camélidé Emblématique des Andes« , ainsi que celui intitulé « L’Alpaga, l’Or des Andes- Une Fibre Extraordinaire », afin de découvrir ce petit camélidé à la fibre exceptionnelle.

L’élevage du Fontenelle est aussi très présent dans les médias et expositions .... Certains de ses animaux sont de véritables stars et ont déjà fait des apparitions dans des films ou et publicités !

Un élevage d’alpagas noirs internationalement reconnu

L’élevage de Frédéric Henry a une spécificité. Alors que les alpagas revêtent le plus souvent une épaisse toison blanche, les siens sont, à de rares exceptions, noirs. Les efforts de sélection de l’éleveur se sont en effet principalement portés sur ce qu’on appelle « l’or noir des Andes », des alpagas à la toison noire ébène aujourd’hui extrêmement recherchés.

Il nous a expliqué qu’autrefois l’alpaga noir était délaissé car sa couleur se prêtait mal au jeu des teintures vives traditionnellement utilisées dans l’artisanat textile andin. Puis peu à peu, l’alpaga noir a suscité un intérêt grandissant car sa fibre mélangée à d’autres fibres naturelles permet d’obtenir une panoplie de teintes à l’heure ou les teintes naturelles ont le vent en poupe.

La sélection des alpagas noirs ayant été beaucoup plus aléatoire que celle des blancs du fait de leur intérêt historiquement limité, l’éleveur a opéré un travail de sélection considérable afin de stabiliser le génotype de son élevage et d’obtenir la meilleure qualité de laine possible. Il a notamment fait venir des reproducteurs de par le monde, comme d’Australie.

Et le résultat est au RDV ! Des animaux magnifiques, à la toison superbe, et au tempérament familier proche de l’homme.

Aujourd’hui l’élevage de près d’une soixantaine de têtes vit grâce à la vente de la laine de ses animaux mais surtout grâce à celle de reproducteurs très recherchés dans le milieu des éleveurs d’alpagas.
Il existe en effet un véritable marché de l’alpaga reproducteur alimenté par les éleveurs eux-mêmes en recherche des animaux qui pourraient améliorer leur élevage de par la qualité de leur fibre, leur couleur ou leur génotype, les ventes dans le milieu dépassant parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros.
L’élevage du Fontenelle est aussi très présent dans les médias, expositions tel que le salon de l’Agriculture à Paris qui permettent au grand public de connaître davantage cet animal surprenant. Certains de ses animaux sont de véritables stars et ont déjà fait des apparitions dans des films ou même des publicités !

Journal Yacana-1

L’Éleveur Frédéric Henry avec deux de ses reproducteurs, Fusion le noir et Aristides le blanc. 

La rencontre avec Fusion et Aristides

Après nous avoir fait faire le tour de son troupeau de femelles et jeunes crias, Frédéric Henry est parti chercher les deux mâles qui serviraient de modèle pour YACANA.

Quelle surprise quand j’ai vu s’avancer au bout de leur longe ces deux alpagas si majestueux !

Fusion est un alpaga splendide âgé de 6 ans, d’un noir intense, et au port de tête très fier. Il a une tête superbe couverte d’une toison légèrement bouclée qui pend comme des drapeaux sur chaque oreille, ce qui est rare pour un alpaga adulte, lesquels perdent leurs poiles sur la face et les oreilles vers l’âge de 3 ans.
J’ai attrapé sa longe en premier et apprécié son calme et sa docilité ! il me suivait tranquillement tout en observant du coin de l’œil l’objectif qui le scrutait, se prêtant au jeux des projecteurs, non sans quelques petits sursauts lorsque le flash le bombardait.

Après Fusion, nous avons eu le plaisir de photographier Aristides, un des rares alpagas blancs de l’élevage. Aristides a une corpulence impressionnante, il est de ceux qui produisent le plus de laine dans l’élevage. Il est moins émotif que Fusion, et se prêtait volontiers aux caresses et câlins. Impassible devant le flash, il poussait néanmoins de petit cris pour appeler ses camarades restés au pré.

Vers 14h30 nous avons terminé cette première séance photo et dû laisser nos nouveaux amis regagner leur prairie.

Si vous voulez connaître l’élevage du Fontenelle, Fusion et Aristides, je vous invite à parcourir le site internet elevagedufontenelle.com

Je remercie très sincèrement Frédéric Henry pour son accueil, son temps et la passion avec laquelle il communique sur ses animaux et son activité.

Photo Souvenir avec les deux stars de l’Élevage du Fontenelle, Fusion et Aristides.